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Un
cycle
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La
pluie : entraîne les plus petites particules dans les cours d’eau, elle
fait pénétrer l’eau dans les moindres failles de la roche, en gelant
cette eau fait éclater la roche. La pluie favorise le déplacement des
éléments chimiques dissous.
Les fortes averses de pluie qui font éclater les mottes de terre, trient
par gravité les sables et entraînent les particules.
Les rivières : les torrents de montagne ravinent et déplacent la matière
en formant des cônes de déjections, dans les vallées les fleuves
déplacent des milliards de tonnes de sable et de sédiments.
Les mers : les vagues déplacent sables et galets qui s’usent et rongent
les rochers, elles sapent les falaises qui s’éboulent.
Le vent soulève des milliards de tonnes de poussières qui se redéposent
en façonnant ainsi le relief. L’air chargé d’oxygène, altère toutes les
roches de surfaces par oxydation.
Les radiations solaires modifient les structures chimiques des roches de
surface, elles chauffent les roches qui la nuit en se refroidissant
subissent des modifications de leurs structures physiques.
L’érosion dépend bien évidemment de ces facteurs mais d’autres peuvent
jouer un rôle important comme la végétation qui fixera les dunes, mais
dont les racines pourront favoriser la fracture de la roche en
s’insinuant dans les failles. Le monde animal qui depuis les minuscules
insectes jusqu’à l’homme modifie, pour son confort, l’ordonnancement du
monde minéral et hydrologique. Enfin la nature même des éléments
minéraux accélèrera ou ralentira les processus.
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Météorisation
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L’ensemble des phénomènes mécaniques, biochimiques et physico-chimiques
qui cassent, désagrègent, dissolvent et décomposent les roches, se nomme
la météorisation.
Il
est évident que plus les roches sont perméables ou solubles plus elles
favorisent les phénomènes de météorisation, à l’inverse les roches
quasi-inaltérables tels le quartz sont des roches que seul des mouvement
mécaniques liés au mouvement internes de la terre (tectonique), à la
sape de la roche encaissante ou à la foudre.
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La désagrégation par effets mécanique
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Les phénomènes mécaniques usent, broient, cassent, effritent les roches
sans en modifier la composition chimique.
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La
thermoclastie
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Les roches de surface directement soumises au rayonnement solaire puis à
un brutal refroidissement la nuit et ce à un rythme répété, subissent de
forts écarts de températures qui provoquent contractions et dilatations
qui finalement cassent les roches tels les basaltes dont la couleur
sombre favorise l’absorption de la chaleur le jour. Ce même phénomène
favorise la dissociation des agrégats dont les éléments ont des
coefficient de dilatation différents comme dans le granite. |
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L'hydroclastie
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L’eau qui s’insinue dans les moindres failles de la roche fait gonfler
les minéraux capable de l’absorber, telles les argiles, le volume de ces
minéraux va varier en fonction du degré hygrométrique entre les phases
de forte absorption en saison des pluies et de dessèchement en périodes
sèches. Les tensions internes liées à ces variations de volume vont
entraîner la fragmentation en squames ou pellicules, de la roche tels
les schistes.
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La
cryoclastie
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Quand l’eau infiltrée gèle, son volume augmente et exerce une pression
importante qui fait éclater la roche.
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L'haloclastie
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L’eau d’infiltration contient des sels dissous, après évaporation de
l’eau ces sels forment des dépôts de cristaux. La réhydratation de ces
dépôts provoque une augmentation de volume qui fait éclater la roche
encaissante.
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L'altération
par effets physico-chimique
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La dissolution
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Les minéraux salins se dissolvent dans l’eau, tels les halites ou les
gypses. Les roches contenant des éléments solubles se désagrègent. Ainsi
se forment des solvants chargés en différents composés, minéraux, organique et gazeux, qui entrent en réaction avec les éléments des
roches qu’ils vont rencontrer.
Les eaux chargées en Co2 dissolvent les roches carbonatées et
ce d’autant plus quelles sont pures.
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L'hydrolyse
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L’eau à moindre force à les mêmes pouvoir qu’un acide léger en
dissociant les molécules. Des cations soustraits sont entraînés en
solution ou précipitent ou se combinent en réactions chimiques plus ou
moins complexes, selon la température, pour composer et former de
nouveaux minéraux.
Ainsi les feldspaths s’altéreront et aboutiront à la formation de kaolins.
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Faune
et flore dans le processus de l'érosion
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Les
animaux, des plus petits insectes au mammifères, creusent le sol pour y
vivre ou pour y chercher leur nourriture, ils facilitent ainsi la pénétration
de l’eau dans le sous-sol. Au fond des mers des organismes vivant sont
capable de creuser les roches les plus dures pour y aménager des creux
où ils logeront.
Les
végétaux ont un rôle important dans l’activité érosive. Les
racines s’enfoncent loin dans le sol en s’insinuant dans les
moindres failles et en les élargissant. Les plantes puisent leurs
ressources en pompant les sels minéraux grâce à des processus
chimique qui s’opèrent dans la sphère de leurs racines.
Les
lichens, des algues, des microchampignons, des bactéries puissent leur
nourriture directement à la surface des minéraux. Ensuite ce sont les
mousses qui se développeront à leur tour puis les autres végétaux
dit supérieurs. La décomposition de tous les végétaux produits
aboutit à la production de dioxyde de carbone et d’acides organiques
qui participent ensuite à l’altération chimique des roches et des
minéraux.
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Arrachement et
transport
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Comme on la vue précédemment l’érosion « arrache » des particules plus
ou moins grosses et les entraîne le plus souvent par gravité, c’est à
dire du haut vers le bas, seuls le vent et les vagues peuvent avoir une
puissance plus grande que la gravité telle que le déplacement devient
horizontal.
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La
taille des agents d’érosion.
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La
taille maximale des agents varie d’un agent à l’autre, ainsi que sa
capacité de transport. Les glaciers et la mer ont sans nul doute les
plus fortes capacités, de par leur masse. Un glacier peut transporter
sur des dizaines de kilomètres un bloc de roches de plusieurs centaines
de tonnes. Les cours d’eau quand à eux transportent des gros galets
quand la déclivité est forte en montagne par exemple et comme l’usure, la décomposition chimique agissent avec le temps, les fleuves des
plaines emportent les sables et le limon qui résultent du lent mais
inexorable travail du temps.
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La
friction
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Le
vent, l’eau ou la glace en mouvements répétés durant des périodes très
longues ont un effet de polissage sur les roches les plus dures. Les
mouvements turbulents des fluides arrachent des particules légères et
les emportent en suspension, d’autres plus lourdes seront déplacées par
sauts, c’est ainsi que les torrents et les fleuves charrient des
millions de tonnes de matière minérale.
Actuellement le fleuve Colorado charrie 80 000t de sable et de galets
chaque jour, avant la construction du barrage de "Glen Canyon" en 1963, il charriait 500 000 tonnes/jour et lors des fortes crues il en
emportait jusqu'à 27 000 000 de tonnes chaque jour.
Les élément détachés et entraînés renforcent ainsi le pouvoir du fluide
qui les transporte et forment avec lui un puissant abrasif qui emporte
encore plus de matière.
La glace en se déplaçant entraîne elle aussi des tonnes d’éléments
minéraux qui forment les moraines. |
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Zones
de Dépôts
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Lorsque les agents d’érosion cessent d’être actifs les éléments
entraînés s’immobilisent en dépôts, susceptibles de reprise de mouvement
si un nouvel agent érosif se manifeste.
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