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Magmatisme et Roches Magmatiques
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par
Ludovic Thebault. |
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Situation
générale |
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Selon leur
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manteau.
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La croûte
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C'est la partie superficielle
de la Terre.
On distingue 2 types de croûtes, la croûte continentale et la croûte
océanique. La croûte continentale possède certains terrains vieux de
3, 8 milliards d'années, elle n'est donc pratiquement pas régénérée
par rapport à la croûte océanique qui n'a que 200 millions d'années
au maximum.
La croûte océanique est composée essentiellement de basaltes pauvres
en SiO2(la silice, minéral formant le quartz entre autre).
La croûte continentale est essentiellement composée de roches métamorphisées
et de granites.
L'épaisseur est également différente : 7-12 km pour la croûte océanique
(densité : 2, 7 à 2, 9), 30-40 pour la croûte continentale jusqu'à 70
km sous les montagnes (d : 2, 7). Les sédiments ont une densité de 2, 5.
Grâce aux
ondes
sismiques, il a été possible de montrer une discontinuité au sein
de la croûte continentale, à mi-épaisseur environ, principalement
dans les régions les moins actives (boucliers). Cette discontinuité, de Conrad, indiquerait une différence de composition entre les deux
ensembles. Les rares sites où cette croûte inférieure est étudiable
montrent de nombreuses intrusions mantelliques basiques. Ainsi la partie
supérieure de la croûte continentale est riche en SiO2
tandis que sa partie inférieure l'est moins en raison des nombreuses
intrusions mantelliques.
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Le manteau
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Il est séparé de la croûte
par le Moho. Il est composé de péridotites.
On distingue un manteau supérieur
qui comprend une couche rigide supérieure (d : 3, 4), qui est à rattachée
à la croûte pour donner la lithosphère, puis une zone à moindre
vitesse (d : 3, 5), constituant le sommet de l'asthénosphère, et 2
autres couches plus rigides s'enfonçant jusqu'à 700 km (d : 3, 5 et
4, 0). Le manteau inférieur va jusqu'à 2900 km avec une densité de 4, 5
à 6.
On peut considérer la
lithosphère comme un ensemble rigide et froid et l'asthénosphère
comme chaude et plastique (mais pas liquide !).
Les roches magmatiques
se forment en profondeur, on parle aussi de roches endogènes, et en
surface, on parle alors de roches éruptives. Le magma provient de
l'activité tectonique du globe, c'est un état transitoire et local des
roches profondes. Une partie de la roche est à l'état fondu mais de
nombreux cristaux restent présents.
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Formation du magma
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Le magma correspond à la
fusion d'une partie des roches du manteau ou de la croûte puis à une
cristallisation de certains minéraux caractéristiques. Il peut être
formé par l'action d'une source de chaleur interne ou par un
métamorphisme très évolué. Le magma obtenu dans ce dernier cas est
appelé anatexique. Il est toujours crustal.
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La
fusion des roches
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Si le mécanisme de fusion
est identique pour tous les magmas, leur évolution sera différente en
fonction de leur composition et de leur localisation. La comparaison
d'un magma granitique et basaltique le montre bien.
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Les mécanismes de la fusion
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Ils sont commandés par les
conditions de températures et de pressions qui règnent en profondeur
mais aussi par la présence d'eau. Dans les conditions normales il ne
peut pas y avoir fusion des roches. C'est pourquoi manteau et croûtes
sont constitués de roches solides. Toutefois en certains endroits, le
plus souvent liés à la tectonique des plaques, les conditions sont
modifiées et permettent la fusion, locale, des roches.
Chaque minéral possède une température de fusion qui lui est propre.
La roche étant constituée d'un mélange de minéraux sa température
de fusion dépendra de sa composition. La présence d'eau (dans des minéraux
hydratés par exemple) permet de diminuer cette température de fusion.
Elle joue un grand rôle dans la formation des magmas.
Les magmas sont moins denses
que les roches qui les entourent (la densité du magma est de 2, 9 contre
une densité de 3, 4 dans le manteau, il est donc plus "léger"), ils tendent donc à remonter vers la surface de la terre. Sous cette
poussée d'Archimède, les pressions fortes du magma sur les roches du
manteau entraînent la formation de fractures par lesquelles le magma
monte vers la surface.
Au fur et à mesure qu'ils se rapprochent de la surface, la température
des roches qu'ils traversent diminue (rappel : le gradient géothermique
est d'environ 30°C tous les kilomètres). De plus les magmas en s'éloignant
de leur lieu de formation, et donc de la source de chaleur, vont
progressivement refroidir.
Les caractéristiques du magma influencent son comportement, notamment sa
viscosité :
la fluidité d'un magma facilite sa remontée vers la surface au travers
de fissures.
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Magmas basaltiques et granitiques
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Il existe, grossièrement
deux grands types de magma : granitique et basaltique. Un magma
granitique est un magma formé par la
fusion de roches riches en silice, il est épais et visqueux. Un
magma basaltique, moins riche en silice, sera lui beaucoup plus fluide.
Quand un magma granitique remonte vers la surface il se solidifie généralement
en profondeur car la température devient vite insuffisante pour le
maintenir à l'état liquide. C'est pourquoi les granites se forment
exclusivement en profondeur.
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La température de solidification d'un magma
basaltique étant beaucoup plus forte que celle des magmas granitiques
(1200°C en surface contre 900°C) les magmas basaltiques arrivent le
plus souvent à l'état liquide en surface. Ils donnent alors des éruptions.
C'est un magma de ce type que l'on rencontre dans les volcans.
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La
viscosité d'un magma dépend de :
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sa température (plus
c'est chaud, plus c'est fluide)
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la teneur en eau qui
facilite l'hydrolyse de la silice et donc la fluidification du magma
-
la teneur en gaz (plus il
y a de gaz plus c'est fluide). Cette caractéristique est à
l'origine de la nature explosive ou effusive des volcans.
-
l'acidité du magma (plus
le magma est basique, c'est dire de moins en moins riche en silice, plus il est fluide).
-
la présence de Na, Ca, Mg, Fe qui permettent la formation de petites chaînes et renforcent
donc la fluidité.
Lors de sa remontée vers la
surface, le magma peut s'accumuler à certains endroits du manteau ou de
la croûte. Ce sont les chambres magmatiques.
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Cristallisation
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Au fur et à mesure de la cristallisation d'un
magma, il y a transformation de sa composition chimique. Ainsi un même
magma peut fournir une succession de roches différentes déterminées
par une série
magmatique. Selon la taille des cristaux dans une roche magmatique
il est facile de connaître son temps
de refroidissement et donc son lieu de refroidissement.
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Les phénomènes chimiques
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Au cours de sa remontée vers
la surface et de son stockage dans une chambre magmatique, un magma
refroidit. Il peut arriver directement en surface, il subit alors peu de
modification. Mais lorsqu'il stagne dans les chambres magmatiques, son
refroidissement, plus intense, va entraîner des modifications dans sa
composition.
Lors du refroidissement, il y cristallisation des minéraux (comme le
sel d'eau de mer cristallise lors de l'évaporation). Mais cette
cristallisation n'a pas lieu en même temps pour tous les minéraux. En
effet les minéraux ne peuvent cristalliser que dans certaines
conditions de température et de pression. Il peut y avoir
recristallisation des même minéraux que ceux de la roche d'origine
(dont est issu le magma) mais souvent ce sont de nouvelles espèces minérales
qui se forment. Des substitutions d'ions peuvent avoir lieu (rayons
ioniques semblables, charge plus forte comme Na+ et Ca++). Enfin, les
minéraux entrant dans la composition des premiers cristaux ne sont plus
disponibles dans le magma. Ainsi au fur et à mesure du refroidissement, le magma s'appauvrit en certains éléments chimiques (ceux entrant dans
la composition des cristaux) et s'enrichit en conséquence des autres éléments
(quand de l'eau de mer s'évapore, l'eau encore liquide est de plus en
plus riche en sel). C'est le phénomène de la cristallisation
fractionnée.
Un exemple est celui du
Rubidium. Présent en faible quantité dans le magma d'origine, il se
concentre au fur et à mesure de la cristallisation fractionnée. Cette
caractéristique est utilisée pour connaître l'origine d'un magma.
Il peut aussi y avoir cristallisation fractionnée quand les minéraux
formés se déposent par gravité et n'entrent plus en relation avec le
liquide, il n'y a plus alors d'échanges d'ions et le liquide devient
plus concentré en certains ions que d'autres. La silice se
cristallisant à faible température (en dernier), on peut ainsi
observer une acidification de plus en plus grande au fur et à mesure du
refroidissement d'un magma. En effet tous les autres minéraux
cristallisant avant, le magma restant voit sa teneur en silice devenir
de plus en plus importante.
Le mélange des minéraux
dans un magma peut modifier certaines de leurs caractéristiques : si on
regarde 2 espèces minérales différentes, le mélange de celles-ci
peut permettre une température de fusion inférieure à la température
de fusion de l'espèce la plus fusible prise isolément, c'est le point
eutectique.
En plus de cette
cristallisation fractionnée, la stabilité des minéraux va intervenir.
En effet les cristaux ne sont stables que dans des conditions très
précises de température et de pression (et d'environnement chimique).
Ainsi les premiers cristaux formés à haute température vont se
dissoudre à des températures plus faibles. L'olivine, par exemple, qui
est un des premiers cristaux à se former, va donner un pyroxène lors
de la baisse de température du magma. Les pyroxènes vont eux-même
être détruits pour donner des amphiboles si la baisse de température
se poursuit. Cette suite réactionnelle se poursuit avec la
cristallisation de biotite au dépend des amphiboles puis de muscovite
au dépend de la biotite. La formation de quartz est le terme final qui
se forme lors de la cristallisation complète du magma. Pour des
solutions solides (minéraux isomorphes comme les plagioclases) il y
aura enrichissement ou non, de certains minéraux selon le temps de
refroidissement d'un mélange liquide. A forte température c'est l'anorthite
qui se cristallise, le magma restant s'enrichit donc en albite (il y a
de plus en plus de Ca et de moins en moins de Na).Dans ce cas précis, l'anorthite n'est pas détruite mais reste protégée par les formations
d'albites (et des minéraux intermédiaires).
A travers ces différentes caractéristiques, il a été possible de
classer des minéraux selon leur ordre d'apparition en fonction de la
température et de la teneur en SiO2 du magma initial : (Suite
réactionnelle de Bowen)
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La teneur du magma en silice conditionne l'évolution
de cette suite. Un magma riche en silice ira jusqu'aux termes ultimes de
la suite : beaucoup de quartz, un peu de micas de plagioclases (albite)
et d'orthose). Un magma peu siliceux conservera les cristaux de haute
température. Un magma très pauvre en silice donne ainsi une roche
riche en olivine et en feldspathoïdes.
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Les séries magmatiques
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Ces différents phénomènes lors de la
cristallisation peuvent ainsi expliquer l'évolution des magmas.
Au cours de son ascension et de son stockage dans des chambres
magmatiques, le magma peut subir en plus de la cristallisation fractionnée, une contamination par l'encaissant lors de sa remontée. Ainsi au cours
du temps le magma va peu à peu évoluer. La succession des roches dérivées
d'un même magma constitue une série magmatique. Ceci explique comment
il est possible de passer d'un magma basaltique à un magma riche en
silice. On distingue :
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La
série tholéitique : le rapport Na-K/SiO2 est faible et
le magma est saturé (il n'y a pas de feldspathoïdes).
Le magma de départ est un basalte tholéitique (très pauvre en
silice) que l'on rencontre généralement au niveau des dorsales
océaniques, des arcs insulaires et dans le volcanisme continental (trapps).
Le basalte tholéitique se forme à faible pression (donc en faible
profondeur) à partir du manteau. Ensuite par enrichissement
progressif (contamination, cristallisation fractionnée) du magma, il y a formation d'andésites (islandites) puis de rhyolites. Le
stade basalte est le plus courant.
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La
série calco-alcaline: le rapport Na-K/SiO2 est plus
fort. Na est dominant par rapport à K. Cette série se rencontre
dans les zones de subduction (Cordillères) et les arcs insulaires
évolués. Elle commence par des basaltes et va jusqu'aux rhyolites.
Le stade intermédiaire andésitique est le plus courant.
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La
série alcaline : le rapport Na-K/SiO2 est fort. Les
minéraux caractéristiques sont l'olivine et les feldspathoïdes, c'est donc un magma sous-saturé. Cette série se rencontre dans le
volcanisme des domaines continentaux stables. Elle va des basaltes
aux trachytes. Le stade basalte est dominant. Le magma ne se forme
qu'à haute pression.
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Cristaux et temps de
refroidissement
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Plus le temps de
refroidissement sera long, plus les cristaux auront le temps de se développer.
Ainsi les magmas qui refroidissent en profondeur, lentement, donnent des
roches riches en gros cristaux. La taille et l'abondance de ces cristaux
déterminent des textures différentes :
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texture grenue : Il n'y a
que des cristaux visibles à l’œil nu (phénocristaux).
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texture aplitique : les
cristaux sont tout petits
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texture porphyroïde :
il y a de gros et de petits cristaux
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texture pegmatitique :
il n'y a que de gros cristaux
-
texture microgrenue : il
n'y a que des cristaux mais ceux-ci ne sont visibles qu'au
microscope.
-
texture microlitique : la
roche n'est pas entièrement cristallisée. On trouve quelques gros
cristaux, beaucoup de petits invisibles à l’œil nu qui sont
contenus dans un verre. Le verre correspond à la phase liquide d'un
magma ayant solidifiée très rapidement sans pouvoir former des
minéraux. C'est donc un mélange d'espèces minérales non
cristallisées. Les roches possédant cette texture se sont
généralement formées près de la surface terrestre.
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Caractères des roches
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Il existe plusieurs classements différents et complémentaires.
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Selon les minéraux
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Ces classements se basent sur
les notions :
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d'acidité
de la roche :
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une roche acide possède
plus de 65% de silice
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une roche intermédiaire
possède entre 52 et 65% de silice
-
une roche basique possède
entre 45 et 52% de silice
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une roche ultrabasique
possède moins de 45% de silice.
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d'alcalinité
:
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une roche alcaline est riche en feldspaths potassiques et
sodiques,
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une roche
calco-alcaline possède en plus des plagioclases
-
une roche calco-sodique
ne possède que des plagioclases.
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de
saturation :
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une roche sursaturée
ne contient pas de feldspathoïdes et est riche en quartz
-
une roche saturée ne
contient pas de feldspathoïdes
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une roche sous-saturée
est riche en feldspathoïdes.
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de
coloration :
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une roche
hololeucocrate est blanche, elle possède moins de 12, 5% de
ferromagnésiens
-
une roche leucocrate
possède entre 12, 5 et 37, 5% de ferromagnésiens
-
une roche mésocrate
possède entre 37, 5 et 62, 5% de ferromagnésiens
-
une roche mélanocrate
possède entre 62, 5 et 87, 5% de ferromagnésiens
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une roche holomélanocrate
est noire avec plus de 87, 5% de ferromagnésiens.
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A ces critères se rajoute la
texture de la roche.
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Selon la proportion en minéraux, on distingue (Classification de Jung et Brousse) :
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les syénites et
trachytes riches en orthose, biotite et amphibole
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les granites et rhyolites
riches en quartz, orthose, plagioclases (Na), biotite et amphibole
-
les granodiorites riches
en quartz, orthose, plagioclases (Ca), biotite et amphibole et où
les plagioclases dominent sur l'orthose
-
les diorites et andésites
riches en plagioclases (Ca), pyroxènes, biotite et amphibole
-
les gabbros et basaltes
riches en plagioclases (Ca), pyroxènes et olivine
-
les péridotites riches
en pyroxènes et olivine.
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Selon le mode de gisement
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Les
roches de profondeur :
Ce sont les roches grenues, et plus particulièrement le granite.
Ces gisements peuvent être de deux types :
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soit un énorme massif
à bords francs avec l'encaissant. Ce sont les batholithes.
Ce sont de grosses gouttes de magma qui se sont solidifiées dans
la croûte. Ils ont une origine profonde ou sont produits par métamorphisme.
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soit un massif où l'on
passe progressivement aux roches sédimentaires. On y trouve les
migmatites (mélange de granite et d'une autre roche) qui font
transition. Ce sont des granites issus du métamorphisme.
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Les
roches de demi-profondeur :
Leur structure est microgrenue. Elles forment généralement de
petits massifs, les laccolites ou des filons au travers de
l'encaissant.
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Les
roches de surfaces :
Elles sont microlitiques ou vitreuses. Ce sont les laves.
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Origine des magmas
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Les magmas basaltiques
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Ils prendraient
leurs
origines dans le manteau à partir d'une péridotite initiale, la
pyrolite, riche en feldspath. On pourrait retrouver une roche de
composition proche à la base de la croûte océanique.
On distingue les basaltes (tholéitiques) émis des points chauds ou OIB
(type Hawaii), qui prennent leur origine dans un manteau profond, des
basaltes émis au niveau des MORB (Basaltes des Rides Médio-Océaniques)
qui sont issus d'un manteau plus appauvrit à la suite des nombreuses
fusions partielles précédentes. On retrouve également des magmas
basaltiques tholéitiques au niveau des arcs
insulaires.
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Fonctionnement des dorsales
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Lorsque le magma monte vers la dorsale, une partie
cristallise au contact des roches déjà en place, elle est à l'origine
des gabbros. Plus haut le magma s'infiltre sous forme de cheminée vers
la surface. Les complexes filoniens en sont les restes.
Le litage des gabbros de la croûte océanique est issu du mouvement de
l'asthénosphère. Proche du Moho, ces foliations indiquent le mouvement
de l'asthénosphère au niveau de la dorsale, plus profondes elles
indiquent des mouvements à une distance d'autant plus grande que le
niveau est profond. Car l'asthénosphère va se refroidir au contact de
la lithosphère (qui elle-même refroidit au cours de son déplacement)
et s'accréter
à la lithosphère d'où un épaississement de celle-ci.
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Dorsales rapides et lentes
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Grâce aux ophiolites (morceau émergé d'ancienne
croûte océanique), on a pu distinguer les dorsales rapides (la majorité
des dorsales, qui ont un taux d'expansion de plus de 4 cm/an) et les
dorsales lentes. On constate que le manteau des dorsales lentes est
constitué principalement de lherzolites, péridotite normale du manteau
supérieur, par contre celui des dorsales rapides est constitué de
harzburgite. La lherzolite est constituée majoritairement d'olivine
mais aussi de pyroxènes, l'enstatite et le diopside, plus un minéral
alumineux associé, dont la nature varie selon la profondeur
(plagioclase, spinelle puis grenat). Lors de la fusion du manteau, c'est
le minéral alumineux et le diopside qui vont donner le basalte, le résidu
réfractaire non fondu correspond alors à la harzburgite. Si la fusion
se poursuit l'enstatite est fondue et le résidu correspond alors à la
dunite, le basalte résultant est alors différent du premier basalte.
En résumé on peut retenir l'équation suivante :
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Lherzolite = Harzburgite + Basalte (1)
Harzburgite + Basalte (1) = Dunite + Basalte (2) |
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Les dorsales lentes ont donc un manteau qui a
fournit peu de basaltes par rapport aux dorsales rapides.
Si le magma subit une fusion partielle à faible profondeur, on aura un
magma tholéitique (dans ce cas les pyroxènes vont se dissoudre préférentiellement), par contre à grande profondeur ce sont les grenats qui vont se
dissoudre et engendrer un magma alcalin.
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Les magmas andésitiques
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Ils sont issus généralement de la fusion du manteau supérieur
au niveau d'une zone de subduction
En plein océan, la subduction va former un
arc
insulaire. La croûte subductée subit lors de son enfouissement des
températures de plus en plus grandes. Les amphiboles vont alors se
transformer en éclogites. Cette transformation s'accompagne d'une perte
d'eau. Cette eau va alors permettre la fusion des roches mantelliques
sus-jacentes. Cela aboutit à la formation d'un magma tholéitique.
Dans des zones plus profondes les magmas seront calco-alcalins car
ils proviennent en partie de la fusion de la croûte subductée. On peut
en rencontrer dans les arcs insulaires.
Une subduction ayant lieu sous un continent donnera d'office des magmas
calco-alcalins car les profondeurs sont plus importantes. La croûte
subductée fusionne en partie et le magma obtenu se mélange aux magmas
mantelliques. En plus de l'amphibole, la serpentine se déshydrate et
fournit une source d'eau supplémentaire au processus. Au cours de la
remontée vers la surface de nombreuses contaminations et
cristallisations fractionnées vont aboutir à la formation d'un magma
andésitique.
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Les magmas granitiques
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Ils peuvent avoir une origine
crustale, par anatexie ou mantellique. Ils peuvent provenir d'une activité orogénique ou non.
L'origine crustale des granites est déterminée par
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le rapport 87Sr/86Sr qui est
supérieur à 0, 710,
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le fait que ces granites
soient associés aux schistes cristallins et souvent accompagnés de
migmatites.
Ce sont souvent des leucogranites orogéniques (localisés dans les
chaînes orogéniques à la suite d'une anatexie métamorphique).
L'origine mantellique est déterminée par
-
le rapport 87Sr/86Sr qui est
autour de 0, 702 à 0, 705. Ce sont généralement des granites anorogéniques
océaniques, issus de la cristallisation fractionnée à partir d'un
basalte alcalin (rares).
La plupart des granites ont en fait une origine mixte :
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rapport 87Sr/86Sr intermédiaire,
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absence de migmatites associées,
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présence d'enclaves de roches basiques,
Ce sont les granodiorites et monzogranites orogéniques formés dans
les zones de subduction (à la suite de la libération d'eau par la
transformation des amphiboles de la croûte subductée en éclogite)
ainsi que les granites des complexes annulaires anorogéniques
(provenant de l'injection de granite dans un système de fractures
circulaire comme les caldeiras)
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